Luc 8

Louis Segond 1910 (LSG) · Français

1 Ensuite,  Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu. 2 Les douze étaient avec lui et quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et de maladies : Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons, 3 Jeanne, femme de Chuza, intendant d’Hérode,  Susanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens. 4 Une grande foule s’étant assemblée, et des gens étant venus de diverses villes auprès de lui, il dit cette parabole : 5 Un semeur sortit pour semer sa semence.  Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin :  elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent. 6 Une autre partie tomba sur le roc :  quand elle fut levée, elle sécha, parce qu’elle n’avait point d’humidité. 7 Une autre partie tomba au milieu des épines :  les épines crûrent avec elle, et l’étouffèrent. 8 Une autre partie tomba dans la bonne terre :  quand elle fut levée, elle donna du fruit au centuple. Après avoir ainsi parlé, Jésus dit à haute voix : Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ! 9 Ses disciples lui demandèrent  ce que signifiait cette parabole. 10 Il répondit : Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres, cela leur est dit en paraboles, afin qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils ne comprennent point. 11 Voici ce que signifie cette parabole : La semence, c’est la parole de Dieu. 12 Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent ; puis le diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés. 13 Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie ; mais ils n’ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation. 14 Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s’en vont, et la laissent étouffer par les soucis,  les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité. 15 Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. 16 Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase, ou ne la met sous un lit ; mais il la met sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière. 17 Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour. 18 Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ; car on  donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on  ôtera même ce qu’il croit avoir. 19 La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver ; mais ils ne purent l’aborder, à cause de la foule. 20 On lui dit  : Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir. 21 Mais il répondit  : Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. 22 Un jour,  Jésus monta dans une barque avec ses disciples.  Il leur dit : Passons de l’autre côté du lac. Et ils partirent. 23 Pendant qu’ils naviguaient, Jésus s’endormit.  Un tourbillon  fondit sur le lac,  la barque se remplissait d’eau, et ils étaient en péril. 24 Ils s’approchèrent et le réveillèrent, en disant : Maître, maître, nous périssons !  S’étant réveillé, il menaça le vent et les flots , qui s’apaisèrent, et le calme revint. 25 Puis il leur dit : Où est votre foi ? Saisis de frayeur et d’étonnement, ils se dirent les uns aux autres : Quel est donc celui-ci, qui commande même au vent et à l’eau, et à qui ils obéissent ? 26 Ils abordèrent dans le pays des Géraséniens, qui est vis-à-vis de la Galilée. 27 Lorsque Jésus fut descendu à terre, il vint au-devant de lui un homme de la ville, qui était possédé de plusieurs démons.  Depuis longtemps il ne portait point de vêtement, et avait sa demeure non dans une maison, mais dans les sépulcres. 28 Ayant vu Jésus,  il poussa un cri, se jeta à ses pieds, et dit d’une voix forte : Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’en supplie, ne me tourmente pas. 29 Car Jésus commandait à l’esprit  impur de sortir de cet homme, dont il s’était emparé depuis longtemps ;  on le gardait lié de chaînes et les fers aux pieds, mais il rompait les liens, et il était entraîné par le démon dans les déserts. 30 Jésus lui demanda  : Quel est ton nom ? Légion, répondit-il. Car plusieurs démons étaient entrés en lui. 31 Et ils priaient instamment Jésus de ne pas leur ordonner d’aller dans l’abîme. 32 Il y avait là, dans la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissaient. Et les démons supplièrent Jésus de leur permettre d’entrer dans ces pourceaux.  Il le leur permit. 33 Les démons sortirent de cet homme, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se précipita des pentes escarpées dans le lac, et se noya. 34 Ceux qui les faisaient paître, voyant ce qui était arrivé, s’enfuirent, et répandirent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. 35 Les gens allèrent voir ce qui était arrivé.  Ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent l’homme de qui étaient sortis les démons, assis à ses  pieds, vêtu, et dans son bon sens ; et ils furent saisis de frayeur. 36 Ceux qui avaient vu ce qui s’était passé leur racontèrent comment le démoniaque avait été guéri. 37 Tous les habitants du pays des Géraséniens prièrent Jésus de s’éloigner d’eux, car ils étaient saisis d’une grande crainte.  Jésus  monta dans la barque, et s’en retourna. 38 L’homme de qui étaient sortis les démons lui demandait la permission de rester avec lui. Mais Jésus le renvoya, en disant : 39 Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu t’a fait.  Il s’en alla, et publia par toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui. 40 À son retour, Jésus fut reçu par la foule, car tous l’attendaient. 41 Et voici, il vint un homme, nommé Jaïrus,  qui était chef de la synagogue.  Il se jeta à ses  pieds, et le supplia d’entrer dans sa maison, 42 parce qu’il avait une fille unique d’environ douze ans qui se mourait. Pendant que Jésus y allait, il était pressé par la foule. 43 Or, il y avait une femme atteinte  d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. 44 Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. 45 Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? 46 Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi. 47 La femme, se voyant découverte, vint toute tremblante se jeter à ses pieds, et déclara devant tout le peuple pourquoi  elle l’avait touché, et comment elle avait été guérie à l’instant. 48 Jésus lui dit :  Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix. 49 Comme il parlait encore, survint de chez le chef de la synagogue quelqu’un disant : Ta fille est morte ; n’importune pas le maître. 50 Mais Jésus, ayant entendu cela, dit au chef de la synagogue  : Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée. 51 Lorsqu’il fut arrivé à la maison, il ne permit à personne d’entrer avec lui, si ce n’est à Pierre,  à Jean et à Jacques, et au père et à la mère de l’enfant. 52 Tous pleuraient et se lamentaient sur elle. Alors Jésus dit : Ne pleurez pas ; elle n’est pas morte, mais elle dort. 53 Et ils se moquaient de lui, sachant qu’elle était morte. 54 Mais il  la saisit par la main, et dit d’une voix forte : Enfant, lève-toi. 55 Et son esprit revint en elle, et à l’instant elle se leva ; et Jésus ordonna qu’on lui donnât à manger. 56 Les parents de la jeune fille furent dans l’étonnement, et il leur recommanda de ne dire à personne ce qui était arrivé.

Ce commentaire est en anglais, tel qu’il a été publié. Le texte biblique ci-dessus n’est pas modifié.

Commentaire — pas le texte biblique

Luc 8:1

Lu 8:1-3. A Galilean Circuit, with the Twelve and Certain Ministering Women. (In Luke only).

1. went--travelled, made a progress.

throughout every city and village--through town and village.

preaching, &c.--the Prince of itinerant preachers scattering far and wide the seed of the Kingdom.

Luc 8:2

2. certain women ... healed, &c.--on whom He had the double claim of having brought healing to their bodies and new life to their souls. Drawn to Him by an attraction more than magnetic, they accompany Him on this tour as His almoners--ministering unto Him of their substance. Blessed Saviour! It melts us to see Thee living upon the love of Thy ransomed people. That they bring Thee their poor offerings we wonder not. Thou hast sown unto them spiritual things, and they think it, as well they might, a small thing that Thou shouldst reap their material things (1Co 9:11). But dost Thou take it at their hand, and subsist upon it? "Oh, the depth of the riches" (Ro 11:33)--of this poverty of His!

Mary Magdalene--that is, probably, of Magdala (on which see Mt 15:39; see on Mr 8:10).

went--rather, "had gone."

seven devils--(Mr 16:9). It is a great wrong to this honored woman to identify her with the once profligate woman of Lu 7:37, and to call all such penitents Magdalenes. The mistake has arisen from confounding unhappy demoniacal possession with the conscious entertainment of diabolic impurity, or supposing the one to have been afflicted as a punishment for the other--for which there is not the least scriptural ground.

Luc 8:3

3. Joanna, wife of Chuza, Herod's steward--If the steward of such a godless, cruel, and licentious wretch as Herod Antipas (see on Mr 6:14, &c.) differed greatly from himself, his post would be no easy or enviable one. That he was a disciple of Christ is very improbable, though he might be favorably disposed towards Him. But what we know not of him, and may fear he lacked, we are sure his wife possessed. Healed either of "evil spirits" or of some one of the "infirmities" here referred to--the ordinary diseases of humanity--she joins in the Saviour's train of grateful, clinging followers. Of "Susanna," next mentioned, we know nothing but the name, and that here only. But her services on this memorable occasion have immortalized her name. "Wheresoever this gospel shall be preached throughout the whole world, this also that she hath done," in ministering to the Lord of her substance on His Galilean tour, "shall be spoken of as a memorial of her" (Mr 14:9).

many others--that is, many other healed women. What a train! and all ministering unto Him of their substance, and He allowing them to do it and subsisting upon it! "He who was the support of the spiritual life of His people disdained not to be supported by them in the body. He was not ashamed to penetrate so far into the depths of poverty as to live upon the alms of love. He only fed others miraculously; for Himself, He lived upon the love of His people. He gave all things to men, His brethren, and received all things from them, enjoying thereby the pure blessing of love: which is then only perfect when it is at the same time both giving and receiving. Who could invent such things as these? It was necessary to live in this manner that it might be so recorded" [Olshausen].

Lu 8:4-18. Parable of the Sower.

(See on Mr 4:3-9, Mr 4:14-20.)

Luc 8:16

16. No man, &c.--(see on Mt 5:15, of which this is nearly a repetition).

Luc 8:17

17. For nothing, &c.--(See on Lu 12:2).

Luc 8:18

18. how ye--in Mr 4:24, "what ye hear." The one implies the other. The precept is very weighty.

seemeth to have--or, "thinketh that he hath" (Margin). The "having" of Mt 13:12 (on which see), and this "thinking he hath," are not different. Hanging loosely on him, and not appropriated, it is and is not his.

Lu 8:19-21. His Mother and Brethren Desire to Speak with Him.

(See on Mt 12:46-50).

Lu 8:22-25. Jesus Crossing the Lake, Stills the Storm.

(See on Mt 8:23-27, and Mr 4:35-41).

Luc 8:40

40. gladly received him, for ... all waiting for him--The abundant teaching of that day (in Mt 13:1-58; and see Mr 4:36), had only whetted the people's appetite; and disappointed, as would seem, that He had left them in the evening to cross the lake, they remain hanging about the beach, having got a hint, probably through some of His disciples, that He would be back the same evening. Perhaps they witnessed at a distance the sudden calming of the tempest. Here at least they are, watching for His return, and welcoming Him to the shore. The tide of His popularity was now fast rising.

Luc 8:45

45. Who touched me?--"Askest Thou, Lord, who touched Thee? Rather ask who touched Thee not in such a throng."

Luc 8:46

46. Somebody hath touched--yes, the multitude "thronged" and pressed Him--"they jostled against Him," but all involuntarily; they were merely carried along; but one, one only--"Somebody Touched" Him, with the conscious, voluntary, dependent touch of faith, reaching forth its hands expressly to have contact with Him. This and this only Jesus acknowledges and seeks out. Even so, as the Church Father Augustine long ago said, multitudes still come similarly close to Christ in the means of grace, but all to no purpose, being only sucked into the crowd. The voluntary, living contact of faith is that electric conductor which alone draws virtue out of Him.

Luc 8:47

47. declared ... before all--This, though a great trial to the shrinking modesty of the believing woman, was just what Christ wanted in dragging her forth, her public testimony to the facts of her case--both her disease, with her abortive efforts at a cure, and the instantaneous and perfect relief which her touch of the Great Healer had brought her.

Luc 8:55

55. give her meat--(See on Mr 5:43).

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