Exode 9
Louis Segond 1910 (LSG) · Français
1 L’Éternel dit à Moïse : Va vers Pharaon, et tu lui diras : Ainsi parle l’Éternel, le Dieu des Hébreux : Laisse aller mon peuple, afin qu’il me serve. 2 Si tu refuses de le laisser aller, et si tu le retiens encore, 3 voici, la main de l’Éternel sera sur tes troupeaux qui sont dans les champs, sur les chevaux, sur les ânes, sur les chameaux, sur les bœufs et sur les brebis ; il y aura une mortalité très grande. 4 L’Éternel distinguera entre les troupeaux d’Israël et les troupeaux des Égyptiens, et il ne périra rien de tout ce qui est aux enfants d’Israël. 5 L’Éternel fixa le temps, et dit : Demain, l’Éternel fera cela dans le pays. 6 Et l’Éternel fit ainsi, dès le lendemain. Tous les troupeaux des Égyptiens périrent, et il ne périt pas une bête des troupeaux des enfants d’Israël. 7 Pharaon s’informa de ce qui était arrivé ; et voici, pas une bête des troupeaux d’Israël n’avait péri. Mais le cœur de Pharaon s’endurcit, et il ne laissa point aller le peuple. 8 L’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Remplissez vos mains de cendre de fournaise, et que Moïse la jette vers le ciel, sous les yeux de Pharaon. 9 Elle deviendra une poussière qui couvrira tout le pays d’Égypte ; et elle produira, dans tout le pays d’Égypte, sur les hommes et sur les animaux, des ulcères formés par une éruption de pustules. 10 Ils prirent de la cendre de fournaise, et se présentèrent devant Pharaon ; Moïse la jeta vers le ciel, et elle produisit sur les hommes et sur les animaux des ulcères formés par une éruption de pustules. 11 Les magiciens ne purent paraître devant Moïse, à cause des ulcères ; car les ulcères étaient sur les magiciens, comme sur tous les Égyptiens. 12 L’Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et Pharaon n’écouta point Moïse et Aaron, selon ce que l’Éternel avait dit à Moïse. 13 L’Éternel dit à Moïse : Lève-toi de bon matin, et présente-toi devant Pharaon. Tu lui diras : Ainsi parle l’Éternel, le Dieu des Hébreux : Laisse aller mon peuple, afin qu’il me serve. 14 Car, cette fois, je vais envoyer toutes mes plaies contre ton cœur, contre tes serviteurs et contre ton peuple, afin que tu saches que nul n’est semblable à moi sur toute la terre. 15 Si j’avais étendu ma main, et que je t’eusse frappé par la mortalité, toi et ton peuple, tu aurais disparu de la terre. 16 Mais, je t’ai laissé subsister, afin que tu voies ma puissance, et que l’on publie mon nom par toute la terre. 17 Si tu t’élèves encore contre mon peuple, et si tu ne le laisses point aller, 18 voici, je ferai pleuvoir demain, à cette heure, une grêle tellement forte, qu’il n’y en a point eu de semblable en Égypte depuis le jour où elle a été fondée jusqu’à présent. 19 Fais donc mettre en sûreté tes troupeaux et tout ce qui est à toi dans les champs. La grêle tombera sur tous les hommes et sur tous les animaux qui se trouveront dans les champs et qui n’auront pas été recueillis dans les maisons, et ils périront. 20 Ceux des serviteurs de Pharaon qui craignirent la parole de l’Éternel firent retirer dans les maisons leurs serviteurs et leurs troupeaux. 21 Mais ceux qui ne prirent point à cœur la parole de l’Éternel laissèrent leurs serviteurs et leurs troupeaux dans les champs. 22 L’Éternel dit à Moïse : Étends ta main vers le ciel ; et qu’il tombe de la grêle dans tout le pays d’Égypte sur les hommes, sur les animaux, et sur toutes les herbes des champs, dans le pays d’Égypte. 23 Moïse étendit sa verge vers le ciel ; et l’Éternel envoya des tonnerres et de la grêle, et le feu se promenait sur la terre. L’Éternel fit pleuvoir de la grêle sur le pays d’Égypte. 24 Il tomba de la grêle, et le feu se mêlait avec la grêle ; elle était tellement forte qu’il n’y en avait point eu de semblable dans tout le pays d’Égypte depuis qu’il existe comme nation. 25 La grêle frappa, dans tout le pays d’Égypte, tout ce qui était dans les champs, depuis les hommes jusqu’aux animaux ; la grêle frappa aussi toutes les herbes des champs, et brisa tous les arbres des champs. 26 Ce fut seulement dans le pays de Gosen, où étaient les enfants d’Israël, qu’il n’y eut point de grêle. 27 Pharaon fit appeler Moïse et Aaron, et leur dit : Cette fois, j’ai péché ; c’est l’Éternel qui est le juste, et moi et mon peuple nous sommes les coupables. 28 Priez l’Éternel, pour qu’il n’y ait plus de tonnerres et de grêle ; et je vous laisserai aller, et l’on ne vous retiendra plus. 29 Moïse lui dit : Quand je sortirai de la ville, je lèverai mes mains vers l’Éternel, les tonnerres cesseront et il n’y aura plus de grêle, afin que tu saches que la terre est à l’Éternel. 30 Mais je sais que toi et tes serviteurs, vous ne craindrez pas encore l’Éternel Dieu. 31 Le lin et l’orge avaient été frappés, parce que l’orge était en épis et que c’était la floraison du lin ; 32 le froment et l’épeautre n’avaient point été frappés, parce qu’ils sont tardifs. 33 Moïse sortit de chez Pharaon, pour aller hors de la ville ; il leva ses mains vers l’Éternel, les tonnerres et la grêle cessèrent, et la pluie ne tomba plus sur la terre. 34 Pharaon, voyant que la pluie, la grêle et les tonnerres avaient cessé, continua de pécher, et il endurcit son cœur, lui et ses serviteurs. 35 Le cœur de Pharaon s’endurcit, et il ne laissa point aller les enfants d’Israël, selon ce que l’Éternel avait dit par l’intermédiaire de Moïse.
Ce commentaire est en anglais, tel qu’il a été publié. Le texte biblique ci-dessus n’est pas modifié.
Commentaire — pas le texte biblique
Exode 9:3-5
Ex 9:1-7. Murrain of Beasts.
3-5. Behold, the hand of the Lord is upon thy cattle--A fifth application was made to Pharaoh in behalf of the Israelites by Moses, who was instructed to tell him that, if he persisted in opposing their departure, a pestilence would be sent among all the flocks and herds of the Egyptians, while those of the Israelites would be spared. As he showed no intention of keeping his promise, he was still a mark for the arrows of the Almighty's quiver, and the threatened plague of which he was forewarned was executed. But it is observable that in this instance it was not inflicted through the instrumentality or waving of Aaron's rod, but directly by the hand of the Lord, and the fixing of the precise time tended still further to determine the true character of the calamity (Jr 12:4).
Exode 9:6
6. all the cattle of Egypt died--not absolutely every beast, for we find (Ex 9:19, 21) that there were still some left; but a great many died of each herd--the mortality was frequent and widespread. The adaptation of this judgment consisted in Egyptians venerating the more useful animals such as the ox, the cow, and the ram; in all parts of the country temples were reared and divine honors paid to these domesticated beasts, and thus while the pestilence caused a great loss in money, it also struck a heavy blow at their superstition.
Exode 9:7
7. Pharaoh sent ... there was not one of the cattle of the Israelites dead--The despatch of confidential messengers indicates that he would not give credit to vague reports, and we may conclude that some impression had been made on his mind by that extraordinary exemption, but it was neither a good nor a permanent impression. His pride and obstinacy were in no degree subdued.
Exode 9:8
Ex 9:8-17. Plague of Boils.
8. Take to you handfuls of ashes, &c.--The next plague assailed the persons of the Egyptians, and it appeared in the form of ulcerous eruptions upon the skin and flesh (Le 13:20; 2Ki 20:7; Job 2:7). That this epidemic did not arise from natural causes was evident from its taking effect from the particular action of Moses done in the sight of Pharaoh. The attitude he assumed was similar to that of Eastern magicians, who, "when they pronounce an imprecation on an individual, a village, or a country, take the ashes of cows' dung (that is, from a common fire) and throw them in the air, saying to the objects of their displeasure, such a sickness or such a curse shall come upon you" [Roberts].
Exode 9:10
10. Moses took ashes from the furnace--Hebrew, "brick-kiln." The magicians, being sufferers in their own persons, could do nothing, though they had been called; and as the brick-kiln was one of the principal instruments of oppression to the Israelites [De 4:20; 1Ki 8:51; Jr 11:4], it was now converted into a means of chastisement to the Egyptians, who were made to read their sin in their punishment.
Exode 9:18
Ex 9:18-35. Plague of Hail.
18. I will cause it to rain a very grievous hail, &c.--The seventh plague which Pharaoh's hardened heart provoked was that of hail, a phenomenon which must have produced the greatest astonishment and consternation in Egypt as rain and hailstones, accompanied by thunder and lightning, were very rare occurrences.
such as hath not been in Egypt--In the Delta, or lower Egypt, where the scene is laid, rain occasionally falls between January and March--hail is not unknown, and thunder sometimes heard. But a storm, not only exhibiting all these elements, but so terrific that hailstones of immense size fell, thunder pealed in awful volleys, and lightning swept the ground like fire, was an unexampled calamity.
Exode 9:20-21
20-21. He that feared the word of the Lord ... regarded not, &c.--Due premonition, it appears, had been publicly given of the impending tempest--the cattle seem to have been sent out to graze, which is from January to April, when alone pasturage can be obtained, and accordingly the cattle were in the fields. This storm occurring at that season, not only struck universal terror into the minds of the people, but occasioned the destruction of all--people and cattle--which, in neglect of the warning, had been left in the fields, as well as of all vegetation [Ex 9:25]. It was the more appalling because hailstones in Egypt are small and of little force; lightning also is scarcely ever known to produce fatal effects; and to enhance the wonder, not a trace of any storm was found in Goshen [Ex 9:26].
Exode 9:27-35
27-35. Pharaoh sent, and called for Moses and Aaron, and said unto them, I have sinned--This awful display of divine displeasure did seriously impress the mind of Pharaoh, and, under the weight of his convictions, he humbles himself to confess he has done wrong in opposing the divine will. At the same time he calls for Moses to intercede for cessation of the calamity. Moses accedes to his earnest wishes, and this most awful visitation ended. But his repentance proved a transient feeling, and his obduracy soon became as great as before.
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