Actes des Apôtres 7
Louis Segond 1910 (LSG) · Français
1 Le souverain sacrificateur dit : Les choses sont-elles ainsi ? 2 Étienne répondit : Hommes frères et pères, écoutez ! Le Dieu de gloire apparut à notre père Abraham, lorsqu’il était en Mésopotamie, avant qu’il s’établît à Charran ; et il lui dit : 3 Quitte ton pays et ta famille, et va dans le pays que je te montrerai. 4 Il sortit alors du pays des Chaldéens, et s’établit à Charran. De là, après la mort de son père, Dieu le fit passer dans ce pays que vous habitez maintenant ; 5 il ne lui donna aucune propriété en ce pays, pas même de quoi poser le pied, mais il promit de lui en donner la possession, et à sa postérité après lui, quoiqu’il n’eût point d’enfant. 6 Dieu parla ainsi : Sa postérité séjournera dans un pays étranger ; on la réduira en servitude et on la maltraitera pendant quatre cents ans. 7 Mais la nation à laquelle ils auront été asservis, c’est moi qui la jugerai, dit Dieu. Après cela, ils sortiront, et ils me serviront dans ce lieu-ci. 8 Puis Dieu donna à Abraham l’alliance de la circoncision ; et ainsi, Abraham, ayant engendré Isaac, le circoncit le huitième jour ; Isaac engendra et circoncit Jacob, et Jacob les douze patriarches. 9 Les patriarches, jaloux de Joseph, le vendirent pour être emmené en Égypte. 10 Mais Dieu fut avec lui, et le délivra de toutes ses tribulations ; il lui donna de la sagesse et lui fit trouver grâce devant Pharaon, roi d’Égypte, qui l’établit gouverneur d’Égypte et de toute sa maison. 11 Il survint une famine dans tout le pays d’Égypte, et dans celui de Canaan. La détresse était grande, et nos pères ne trouvaient pas de quoi se nourrir. 12 Jacob apprit qu’il y avait du blé en Égypte, et il y envoya nos pères une première fois. 13 Et la seconde fois, Joseph fut reconnu par ses frères, et Pharaon sut de quelle famille il était. 14 Puis Joseph envoya chercher son père Jacob, et toute sa famille, composée de soixante-quinze personnes. 15 Jacob descendit en Égypte, où il mourut, ainsi que nos pères ; 16 et ils furent transportés à Sichem, et déposés dans le sépulcre qu’Abraham avait acheté, à prix d’argent, des fils d’Hémor, père de Sichem. 17 Le temps approchait où devait s’accomplir la promesse que Dieu avait faite à Abraham, et le peuple s’accrut et se multiplia en Égypte, 18 jusqu’à ce que parut un autre roi, qui n’avait pas connu Joseph. 19 Ce roi, usant d’artifice contre notre race, maltraita nos pères, au point de leur faire exposer leurs enfants, pour qu’ils ne vécussent pas. 20 À cette époque, naquit Moïse, qui était beau aux yeux de Dieu. Il fut nourri trois mois dans la maison de son père ; 21 et, quand il eut été exposé, la fille de Pharaon le recueillit, et l’éleva comme son fils. 22 Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres. 23 Il avait quarante ans , lorsqu’il lui vint dans le cœur de visiter ses frères, les fils d’Israël. 24 Il en vit un qu’on outrageait, et, prenant sa défense, il vengea celui qui était maltraité, et frappa l’Égyptien. 25 Il pensait que ses frères comprendraient que Dieu leur accordait la délivrance par sa main ; mais ils ne comprirent pas. 26 Le jour suivant, il parut au milieu d’eux comme ils se battaient, et il les exhorta à la paix : Hommes, dit-il, vous êtes frères ; pourquoi vous maltraitez-vous l’un l’autre ? 27 Mais celui qui maltraitait son prochain le repoussa, en disant : Qui t’a établi chef et juge sur nous ? 28 Veux-tu me tuer, comme tu as tué hier l’Égyptien ? 29 À cette parole, Moïse prit la fuite, et il alla séjourner dans le pays de Madian, où il engendra deux fils. 30 Quarante ans plus tard, un ange lui apparut, au désert de la montagne de Sinaï, dans la flamme d’un buisson en feu. 31 Moïse, voyant cela, fut étonné de cette apparition ; et, comme il s’approchait pour examiner, la voix du Seigneur se fit entendre : 32 Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Et Moïse, tout tremblant, n’osait regarder. 33 Le Seigneur lui dit : Ote tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. 34 J’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte, j’ai entendu ses gémissements, et je suis descendu pour le délivrer. Maintenant, va, je t’enverrai en Égypte. 35 Ce Moïse, qu’ils avaient renié, en disant : Qui t’a établi chef et juge ? c’est lui que Dieu envoya comme chef et comme libérateur avec l’aide de l’ange qui lui était apparu dans le buisson. 36 C’est lui qui les fit sortir d’Égypte, en opérant des prodiges et des miracles au pays d’Égypte, au sein de la mer Rouge, et au désert, pendant quarante ans. 37 C’est ce Moïse qui dit aux fils d’Israël : Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi. 38 C’est lui qui, lors de l’assemblée au désert, étant avec l’ange qui lui parlait sur la montagne de Sinaï et avec nos pères, reçut des oracles vivants, pour nous les donner. 39 Nos pères ne voulurent pas lui obéir , ils le repoussèrent, et ils tournèrent leur cœur vers l’Égypte, 40 en disant à Aaron : Fais-nous des dieux qui marchent devant nous ; car ce Moïse qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il est devenu. 41 Et, en ces jours-là, ils firent un veau, ils offrirent un sacrifice à l’idole, et se réjouirent de l’œuvre de leurs mains. 42 Alors Dieu se détourna, et les livra au culte de l’armée du ciel, selon qu’il est écrit dans le livre des prophètes : M’avez-vous offert des victimes et des sacrifices Pendant quarante ans au désert, maison d’Israël ?… 43 Vous avez porté la tente de Moloch Et l’étoile du dieu Remphan, Ces images que vous avez faites pour les adorer ! Aussi vous transporterai-je au delà de Babylone. 44 Nos pères avaient au désert le tabernacle du témoignage, comme l’avait ordonné celui qui dit à Moïse de le faire d’après le modèle qu’il avait vu. 45 Et nos pères, l’ayant reçu, l’introduisirent, sous la conduite de Josué, dans le pays qui était possédé par les nations que Dieu chassa devant eux , et il y resta jusqu’aux jours de David. 46 David trouva grâce devant Dieu, et demanda d’élever une demeure pour le Dieu de Jacob ; 47 et ce fut Salomon qui lui bâtit une maison. 48 Mais le Très-Haut n’habite pas dans ce qui est fait de main d’homme, comme dit le prophète : 49 Le ciel est mon trône, Et la terre mon marchepied . Quelle maison me bâtirez-vous, dit le Seigneur, Ou quel sera le lieu de mon repos ? 50 N’est-ce pas ma main qui a fait toutes ces choses ?… 51 Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles ! vous vous opposez toujours au Saint-Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi. 52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté ? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers, 53 vous qui avez reçu la loi d’après des commandements d’anges, et qui ne l’avez point gardée !… 54 En entendant ces paroles, ils étaient furieux dans leur cœur, et ils grinçaient des dents contre lui. 55 Mais Étienne, rempli du Saint-Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. 56 Et il dit : Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. 57 Ils poussèrent alors de grands cris, en se bouchant les oreilles, et ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, 58 le traînèrent hors de la ville, et le lapidèrent. Les témoins déposèrent leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme nommé Saul. 59 Et ils lapidaient Étienne, qui priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! 60 Puis, s’étant mis à genoux, il s’écria d’une voix forte : Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! Et, après ces paroles, il s’endormit.
Ce commentaire est en anglais, tel qu’il a été publié. Le texte biblique ci-dessus n’est pas modifié.
Commentaire — pas le texte biblique
Actes des Apôtres 7:2-5
Ac 7:1-60. Defense and Martyrdom of Stephen.
In this long defense Stephen takes a much wider range, and goes less directly into the point raised by his accusers, than we should have expected. His object seems to have been to show (1) that so far from disparaging, he deeply reverenced, and was intimately conversant with, the whole history of the ancient economy; and (2) that in resisting the erection of the Gospel kingdom they were but treading in their fathers' footsteps, the whole history of their nation being little else than one continued misapprehension of God's high designs towards fallen man and rebellion against them.
2-5. The God of glory--A magnificent appellation, fitted at the very outset to rivet the devout attention of his audience; denoting not that visible glory which attended many of the divine manifestations, but the glory of those manifestations themselves, of which this was regarded by every Jew as the fundamental one. It is the glory of absolutely free grace.
appeared unto our father Abraham before he dwelt in Charran, and said, &c.--Though this first call is not expressly recorded in Genesis, it is clearly implied in Ge 15:7 and Ne 9:7; and the Jewish writers speak the same language.
Actes des Apôtres 7:6-8
Actes des Apôtres 7:9-16
9-16. the patriarchs, moved with envy, sold Joseph into Egypt, but God was with him--Here Stephen gives his first example of Israel's opposition to God's purposes, in spite of which and by means of which those purposes were accomplished.
Actes des Apôtres 7:17
17. But when--rather, "as."
the time of the promise--that is, for its fulfilment.
the people grew and multiplied in Egypt--For more than two hundred years they amounted to no more than seventy-five souls; how prodigious, then, must have been their multiplication during the latter two centuries, when six hundred thousand men, fit for war, besides women and children, left Egypt!
Actes des Apôtres 7:20-22
20-22. In which time--of deepest depression.
Moses was born--the destined deliverer.
exceeding fair--literally, "fair to God" (Margin), or, perhaps, divinely "fair" (see on He 11:23).
Actes des Apôtres 7:23-27
23-27. In Ac 7:23, 30, 36, the life of Moses is represented as embracing three periods, of forty years each; the Jewish writers say the same; and though this is not expressly stated in the Old Testament, his age at death, one hundred twenty years (De 34:7), agrees with it.
it came into his heart to visit his brethren--his heart yearning with love to them as God's chosen people, and heaving with the consciousness of a divine vocation to set them free.
Actes des Apôtres 7:28-29
28-29. Wilt thou kill me, as thou didst the Egyptian yesterday?--Moses had thought the deed unseen (Ex 2:12), but it now appeared he was mistaken.
Actes des Apôtres 7:30-34
30-34. an angel of the Lord--rather, "the Angel of the Covenant," who immediately calls Himself Jehovah (Compare Ac 7:38).
Actes des Apôtres 7:35-41
35-41. This Moses whom they refused, saying, Who made thee a ruler and a judge, &c.--Here, again, "the stone which the builders refused is made the head of the corner" (Psa 118:22).
Actes des Apôtres 7:42-50
42-50. gave them up--judicially.
as ... written in the book of the prophets--the twelve minor prophets, reckoned as one: the passage is from Am 5:25.
have ye offered to me ... sacrifices?--The answer is, Yes, but as if ye did it not; for "neither did ye offer to Me only, nor always, nor with a perfect and willing heart" [Bengel].
Actes des Apôtres 7:51-53
51-53. Ye stiffnecked ... ye do always resist the Holy Ghost, &c.--It has been thought that symptoms of impatience and irritation in the audience induced Stephen to cut short his historical sketch. But as little farther light could have been thrown upon Israel's obstinacy from subsequent periods of the national history on the testimony of their own Scriptures, we should view this as the summing up, the brief import of the whole Israelitish history--grossness of heart, spiritual deafness, continuous resistance of the Holy Ghost, down to the very council before whom Stephen was pleading.
Actes des Apôtres 7:54-56
54-56. When they heard these things they were cut to the heart, &c.--If they could have answered him, how different would have been their temper of mind!
Actes des Apôtres 7:57-58
57-58. Then they cried out ... and ran upon him with one accord--To men of their mould and in their temper, Stephen's last seraphic words could but bring matters to extremities, though that only revealed the diabolical spirit which they breathed.
Actes des Apôtres 7:59-60
59-60. calling upon God and saying, Lord Jesus, &c.--An unhappy supplement of our translators is the word "God" here; as if, while addressing the Son, he was really calling upon the Father. The sense is perfectly clear without any supplement at all--"calling upon [invoking] and saying, Lord Jesus"; Christ being the Person directly invoked and addressed by name (compare Ac 9:14). Even Grotius, De Wette, Meyer, &c., admit this, adding several other examples of direct prayer to Christ; and Pliny, in his well-known letter to the Emperor Trajan (A.D. 110 or 111), says it was part of the regular Christian service to sing, in alternate strains, a hymn to Christ as God.
Lord Jesus, receive my spirit--In presenting to Jesus the identical prayer which He Himself had on the cross offered to His Father, Stephen renders to his glorified Lord absolute divine worship, in the most sublime form, and at the most solemn moment of his life. In this commitment of his spirit to Jesus, Paul afterwards followed his footsteps with a calm, exultant confidence that with Him it was safe for eternity (2Ti 1:12).
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